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Le contrat territorial Aven-Bélon-Merrien

Entrée Merrien

Le Bélon est un des berceaux de l’ostréiculture en Bretagne. Sa notoriété dépasse le cadre de cet estuaire et est partagée par les éleveurs d’huître plate de Bretagne. L’évolution des contraintes environnementales et sanitaires est une épée de Damoclès sur les productions estuariennes. Pour préserver l’ostréiculture dans cette ria emblématique et dans celles voisines, de l’Aven et du Merrien un contrat de bassin versant a été engagé pour la période 2008-2011. Il se poursuit en 2012 à travers d'autres actions.

Le contexte

L’ostréiculture s’est installée sur les rives du Bélon depuis plus d’un siècle. Une douzaine d’établissements valorise les trois estuaires ciblés par le contrat territorial. Elle emploie une centaine de salariés permanents et fournit du travail pour 200 personnes.

Mais, comme tous les secteurs estuariens, les rias de l’Aven, du Bélon et du Merrien connaissent une pression bactérienne rendant difficile le respect de la réglementation sanitaire.

Le bassin versant de l’Aven Belon s’étend sur 310 km². Un troisième bassin mitoyen est également concerné, celui du Merrien (15km²). Ces territoires sont essentiellement ruraux. On y dénombre 35 000 habitants, une agriculture diversifiée avec 300 exploitations agricoles et des entreprises agroalimentaires.

Historique

Plusieurs programmes se sont succédés pour améliorer la qualité de l’eau sur l’Aven. Le contrat de rivière 1985-1990 avait apporté des subventions pour la construction de bassins insubmersibles. Le programme Bretagne Eau Pure, de 2001 à 2006, était ciblé sur l’eau potable : il a permis la mise en place d'un contrat de restauration et d’entretien de rivière depuis 1998 sur l’affluent principal. Quant au Bélon, il a bénéficié d’un programme européen pour une gestion intégrée des sources jusqu’à l’estuaire : CYCLEAU 2002-2006.

Avec le contrat territorial de l’Aven Bélon Merrien, l’accent est mis spécifiquement sur le paramètre bactérien, pour la conchyliculture. A la marge, on note la présence de deux plages à l’embouchure des estuaires et d’une plage dans le Belon, ainsi que plusieurs zones de pêche à pied.

Le contrat de bassin versant 2008-2011

Un engagement multipartite

  • Les porteurs de projet : La Cocopaq, la 4C
  • Les partenaires techniques et financiers : La Région, le Département, L’Agence de l’Eau Loire-Bretagne,
  • Les maîtres d’ouvrages associés : Les communes, les SPANC, Les syndicats portuaires
  • Les acteurs individuels : Les agriculteurs, Les particuliers et les plaisanciers

Plusieurs axes de travail

> Les impacts agricoles

  • Information des agriculteurs sur les pollutions bactériennes.
  • Suppression de points d'abreuvement direct des bovins dans les cours d’eau.
  • Recherche de solutions pour limiter les ruissellements autour des sièges d’exploitations agricoles.

> Les effluents domestiques

  • Allongement des réseaux d’eaux usées.
  • Réhabilitation d’installations d’assainissement individuel défaillantes
  • Reconstruction de trois stations d’épuration.

> Les usages portuaires

  • Travaux de sécurisation d’une pompe d’avitaillement en carburant
  • Rédaction d’une charte des plaisanciers pour des meilleures pratiques portuaires (carénage, rejets des effluents, remplissage des réservoirs de carburant, etc).

Guide et Charte des plaisanciers (pdf - 179,47 ko)

 

Pour aller plus loin

Pour comprendre en profondeur le contrat de bassin versant, voici une interview-synthèse de Marcel Jambou, vice-président de la Cocopaq en charge de l'eau, de l'environnement et des énergies., interview réalisée fin 2011.

Interview M. Jambou (pdf - 112,73 ko)

 

 

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